Un patrimoine à protéger


Reconnu d’intérêt européen, le Traict du Croisic constitue un patrimoine naturel exceptionnel alliant enjeux écologiques, économiques et touristiques. Recouvert par la mer à chaque marée, le Traict du Croisic compte 680 hectares de vasières et bancs de sables.
Au nord du Croisic, le Traict constitue un paysage naturel unique. Le Traict est un mélange de sable et d’eau. Cette zone humide permet à l’eau salée de rentrer profondément dans les terres et d’alimenter en particulier les marais salants de Guérande. 
Lors de la marée basse, il se vide presque entièrement, ne laissant que deux bras navigables. Les deux traicts (le petit et le grand) sont séparés des marais salants par une digue.
Cet espace naturel, poumon d’une économie marine, doit être protégé et respecté ; il est d’ailleurs classé zone « Natura 2000 ». 


Spot de l'opération "Ici commence la mer"

Spot de lancement de l'opération "Ici commence la mer" par Cap Atlantique.


Respect de l'environnement

​​​​​​​Si construire des stations d’épuration est indispensable pour le traitement de nos eaux usées, l’eau pluviale ne bénéficie pas de cet équipement. Ainsi, plusieurs facteurs de pollution peuvent influer sur la qualité des eaux de baignade ou sur celle du Traict. Une multitude de pollutions diffuses, qu’elles soient d’origine agricole ou liées au ruissellement des eaux pluviales sur les routes et les parkings après une première pluie par exemple, finissent par générer des pollutions importantes. Un effort commun est donc nécessaire pour protéger le Traict et de manière plus globale notre environnement.
Outre les marais salants de Guérande qu’il alimente en eau salée, le Traict du Croisic comporte de nombreuses concessions pour la conchyliculture. Le site du Croisic est le premier centre d’élevage de coques en France. Cet environnement est donc très sensible à toute pollution.
Il est strictement interdit sous peine d’amende de déverser ses eaux usées (dites eaux noires) dans les regards d’eau pluviales car ceux-ci se déversent directement dans le Traict ou l'océan.
(Le code de l’Environnement art. L.216‐6 prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 75 000€ d’amende et 2 ans d’emprisonnement).